Rostrenen le salaire à vie avec Bernard FRIOT
C’est tellement utopique qu’on a du mal à y croire et pourtant, l’économiste et sociologue nous aide à changer de regard. On confond souvent salaire à vie et revenu minimum. Dans la philosophie, c’est diamétralement opposé.
Si c’est si compliqué c’est parce que nous sommes formatés à accoler les 2. Pourtant, les mères de famille qui passe tous les jours à s’occuper des enfants, les grands parents qui les gardent, les bénévoles qui font tourner les associations : ne travaillent-ils pas ?
Pour mieux comprendre il suffit de le nommer tel qu’il se présente : c’est le salaire à la qualification personnelle, c’est-à-dire une rémunération qui n’est plus associée à l’emploi occupé. Il constitue un mode d’organisation socio-économique qui consiste à verser un salaire à vie à TOUS les résidents à partir de 18 ans. Le montant de ce salaire universel dépendrait de la qualification personnelle et non plus du poste de travail occupé.
Pour faire simple, vous seriez payé toute votre vie d’adulte pour votre capacité à produire de la valeur pour la communauté, que vous occupiez un emploi ou non, et non pas en fonction du poste que vous occupez ou du travail que vous effectuez. Cela aurait pour conséquence mécanique l’abolition du chômage. Jeanne HILLION, une habitante de Rostrenen, vous invite à venir débattre de cette utopie.
Venez lundi prochain, le 30 mars à 18h, Salle topaze, 1 rue des justes à Rostrenen. La participation est libre.
